18 mai
2012

Une charte pour le premier gouvernenment !

C’est un bon début, n’est-ce pas ?
La présidence de la République a communiqué jeudi 17 mai le texte de la « Charte de déontologie » signée par les ministres. Voici ce texte.

L’Elysée a communiqué jeudi 17 juin le texte de la « Charte de déontologie » signée par les 34 ministres du gouvernement Ayrault. Voici le texte intégral de cette Charte :

« CHARTE DE DÉONTOLOGIE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Le bon fonctionnement d’une démocratie passe par l’existence d’un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent. Cette confiance ne se confond pas avec la légitimité donnée, directement ou indirectement, par le suffrage universel. Elle échappe d’ailleurs aux clivages politiques. Elle se construit jour après jour, au vu de l’action du gouvernement et de l’image donnée par ceux qui en sont membres. Un manquement isolé peut, à lui seul, suffire à l’entamer durablement.

C’est afin d’aider à la construction et à la préservation de ce lien de confiance qu’il a paru utile de rassembler, sous la forme d’une « charte de déontologie », quelques principes simples qui doivent guider le comportement des membres du gouvernement.

1. SOLIDARITE ET COLLEGIALITE

L’expression des points de vue, la confrontation des idées en toute confiance sont nécessaires pour assurer la vitalité d’un gouvernement. La délibération collégiale permet de rechercher les mesures les plus justes et d’éviter les erreurs. Chaque membre du gouvernement a le droit de s’exprimer dans le respect de la confidentialité qui s’attache aux délibérations du gouvernement sur tout sujet, y compris les sujets extérieurs à ses attributions.

Une fois que la décision est prise, au besoin après arbitrage du chef du gouvernement, c’est le principe de solidarité qui s’applique. L’expression, directe ou indirecte, de désaccords ne peut qu’affaiblir le gouvernement et susciter le scepticisme des citoyens à l’égard de la crédibilité de l’action politique.

2. CONCERTATION ET TRANSPARENCE

Les membres du gouvernement doivent être à l’écoute des citoyens. Ils entretiennent des relations suivies avec l’ensemble des partenaires institutionnels de leur ministère. Ils recueillent leur avis sur les principales décisions.

Ces relations institutionnelles suivies doivent aller de pair avec un développement de la consultation du public en utilisant les possibilités offertes par l’internet.

Les projets de texte remis au Président de la République et au Premier ministre font apparaître les consultations menées, leur résultat et la façon dont elles ont conduit à amender le projet.

Plus généralement, le gouvernement a un devoir de transparence. Il respecte scrupuleusement les dispositions garantissant l’accès des citoyens aux documents administratifs. Il mène une action déterminée pour la mise à disposition gratuite et commode sur internet d’un grand nombre de données publiques.

3. IMPARTIALITE

Les membres du gouvernement sont au service de l’intérêt général. Ils doivent, non seulement faire preuve d’une parfaite impartialité, mais encore prévenir tout soupçon d’intérêt privé. C’est la raison pour laquelle ils remplissent et signent une déclaration d’intérêts lors de leur entrée en fonctions, déclaration qui est rendue publique, à l’exception des informations concernant des tiers. En outre, ils confient la gestion de leur patrimoine mobilier à un intermédiaire agréé, sur la base d’un mandat garantissant qu’ils ne pourront intervenir directement dans cette gestion.

Les membres du gouvernement s’abstiennent de donner suite à toute invitation pour un séjour privé qui émanerait d’un gouvernement étranger ou de personnes physiques ou morales dont l’activité est en relation avec leur département ministériel. Ils remettent au service des domaines, soit immédiatement, soit à l’issue de leurs fonctions, les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros.

Ils renoncent à toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère.

Ils s’abstiennent absolument de toute intervention concernant la situation d’un membre de leur famille ou d’un proche.

4. DISPONIBILITE

Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir.

5. INTEGRITE ET EXEMPLARITE

Les moyens mis à la disposition des ministres sont réservés à l’accomplissement de leur mission. Seules les dépenses directement liées à l’exercice des fonctions sont prises en charge par l’Etat.

Les membres du gouvernement disposant d’un logement de fonction déclarent l’avantage en nature correspondant.
Les membres du gouvernement privilégient le train pour les déplacements d’une durée inférieure à trois heures.

Sauf contrainte particulière justifiant une escorte motocycliste, leurs déplacements en automobile se font dans la discrétion et le respect des règles du code de la route.

Signature du ministre »

16 fév
2012

Il n’y a pas de crise de la dette

Sur le site : http://www.come4news.com/

13-02-2012 08:06 – 340 visites – Flux Economie, finance – Ecrit par VORG Johann – Lire son flux RSS

Crise de la dette étasunienne, crise de la dette grecque, maintenant crise de la dette française ? Des crises financières à n’en plus finir et qui terrorisent les peuples occidentaux. Et pourtant il n’y a pas de crise de la dette.
Le monde ténébreux
Les chiffres sont impressionnants, voire pharaoniques pour les États-Unis. Selon l’INSEE, la dette de la France pour 2011 est de 1 600 milliards d’euros; selon le compteur en temps réel,  elle s’élève à plus de 15 000 milliards de dollars pour le pays de l’Oncle Sam. Ces chiffres font peur et maintiennent la population dans un état de psychose et de servitude. D’autant que le sujet semble complexe.
Derrière tous les discours ésotériques des financiers, experts et autres analystes se cachent une simplicité déconcertante. Au temps où un pays contrôlait sa monnaie, et notamment la création monétaire, les seules dettes qui existaient étaient celles contractées à l’égard des pays  étrangers. C’était le cas par exemple quand un souverain avait besoin d’armes en échange d’un paiement différé soit en or, soit dans une marchandise convenue d’avance. En revanche pour tout problème interne, un État pouvait faire appel à la création monétaire. Frapper la monnaie fait partie des compétences régaliennes, en principe.
Aujourd’hui la situation diffère grandement. Les États ont perdus leur souveraineté monétaire, la création monétaire est sous le joug des banques privées, les gouvernements doivent emprunter pour mener leurs politiques budgétaires et sont dans l’obligation de suivre les directives de la Banque Centrale pour conduire leurs politiques monétaires. Le système financier privé est si opaque que l’on ne sait pas ce qui passe derrière et que la responsabilité est impossible à établir.
Faire toute la lumière
N’en déplaise à Jacques Attali, changer de système n’équivaut pas à discuter du sexe des anges. Quand on parle d’économie, de politique, de systèmes sociaux, on se réfère à des systèmes mis en place par des humains et susceptibles d’être défaits par des humains. Les seuls qui font preuve de faiblesses ce sont ceux, comme Attali, qui refusent le changement par peur ou par intérêt. Nous ne parlons pas de métaphysiques mais de choix politiques très terre-à-terre.
Pour en revenir sur le système de la dette publique, il faut savoir que les chiffres avancées ne sont que des écritures, comptables et financières. Une banque d’Etat, le Trésor Public pour la France, emprunte à une banque privée les avances financières que le gouvernement a besoin pour mener à bien son programme d’investissement ou pour son fonctionnement. Le Trésor Public présente un solde débiteur, qui devient la dette de la nation, tandis que la banque privée est créditrice. Bien entendu, elle ne prête que contre un intérêt, le prix de l’emprunt, de l’argent, le fameux usure interdit dans le catholicisme et l’Islam.
Alors, comment sortir de ce système archaïque ? Suivre l’exemple de l’Islande. Après la faillite d’une banque privée, Icesave, en 2008, les gouvernements britanniques et hollandais exigent que ses épargnants soient remboursés. Le peuple islandais est sommé de le faire. Mais par deux fois, en 2010 et 2011, par référendum, il refuse de payer pour la faillite d’une banque privée. Les citoyens d’Islande refusent le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits, la population paye quand une banque privée perd de l’argent par sa nationalisation, puis la ré-privatise quand elle fait de nouveau des profits.
Il est tant pour la France de reprendre sa souveraineté monétaire et de mener une politique agricole et industrielle capable de redonner à la France une puissance économique stable. Il n’y a pas de crise de la dette, juste une crise politique et démocratique.

7 fév
2012

À nous les banques !

Enquête sur des citoyens (qui se croient) au-dessus de tout soupçon.

Les Amis de la Terre et ATTAC mènent une campagne commune « A nous les banques ! », depuis avril 2011 :
Face à la démission du G20, Attac et les Amis de la Terre lancent la campagne « A nous les banques ! » pour un contrôle citoyen du système bancaire

Face aux dérives dévastatrices et incontrôlées du monde de la finance, des citoyens ont décidé d’ouvrir une société d’investigations et d’actions sur les activités paranormales des banques nommée bankbusters / S.O.S. banques. Alors que les principaux dirigeants du monde réunis dans le G20 n’ont rien fait pour changer les choses, ils deviennent le seul espoir de l’humanité face au système financier, un dieu sumérien, qui projette de dominer le monde avec son armada d’innovations financières.

Ci-dessous vous pouvez télécharger :
Les banques sous pression citoyenne – synthèse

2 fév
2012

Petite annonce

Sur Facebook

10 jan
2012

Stress de Noël – à tous les solitaires, les fauchés et les goinfres

Chers amis,

Ces derniers jours, je me réveille avec une chanson qui me trotte dans la tête : « C’est le temps le plus merveilleux de l’année. » (Ces musiques de magasin ont une façon insidieuse d’envahir votre cerveau !) J’ai instantanément cette répartie : « C’est le temps le plus STRESSANT de l’année ! »

Alors que ces temps de fêtes peuvent être des moments heureux et épanouissants, ils peuvent aussi être des moments de grands défis. La dépression y est plus fréquente qu’à n’importe quelle autre période de l’année.

Y a-t-il une meilleure façon de passer ces vacances qui nous permettrait de nous brancher sur les moments « heureux et épanouissants » et de diminuer les moments « stressants » ?

Je me suis penchée sur tout cela récemment car je ressens une certaine tristesse depuis quelques semaines. C’est la première fois en treize ans que je ne suis pas dans une relation amoureuse pendant les fêtes, et pourtant, je veux encore garder le cœur ouvert et me sentir heureuse et accueillante.

J’ai donc fait une ordonnance qui marche pour moi et qui je crois devrait marcher pour vous. Elle s’adresse aux cinq sources principales de stress qui peuvent amener aux blues de fin d’année :

1. *La sur-consommation –

Nous avons tendance à trop acheter, à trop manger, à trop boire, à trop de tout. Ça vous dit quelque chose ?

2. *La solitude –

C’est le moment de l’année où nous nous sentons le plus isolé ou le plus seul – même si nous sommes entourés de plein de gens.

3.*La précipitation

Dans la folie de la saison où nous sommes sans arrêt pressés, nous oublions de prendre soin de nous-mêmes.

4.*Le stress financier

Pas besoin d’expliquer ça !

5.* Une perte de perspective

Nous sommes si préoccupés de savoir si nous achetons le cadeau qu’il faut, si nous choisissons les vêtements qu’il faut pour l’occasion, si nous avons acheté tous les ingrédients qu’il faut pour cuisiner le plat du réveillon, que nous perdons souvent de vue ce qui apporte vraiment la joie.

Voici mes cinq tuyaux pour survivre aux vacances de Noël en gardant le cœur ouvert et en laissant venir la joie :

1.*Connectez-vous à votre cœur.

Quand vous vous surprenez à tendre la main vers une cinquième truffe au chocolat ou à vouloir vous resservir d’une autre part de bûche, arrêtez-vous, prenez une respiration profonde vers le cœur, puis expirez et recommencez plusieurs fois. Pour un plus grand pouvoir, placez votre main sur le cœur pour stimuler l’oxytocine, la substance du bonheur.

2.*Recherchez la compagnie et le soutien des autres.

Si vous êtes seul, débrouillez-vous pour trouver des gens avec qui passer du temps. Ne restez pas isolé. Lorsque vous avez du monde autour de vous, décidez de vous concentrer sur ce que vous appréciez et ce qui vous fait plaisir en eux, plutôt que de rester dans vos jugements et vos critiques. Oui, c’est vrai, la famille a le don de réveiller « des trucs » en vous – mais profitez de l’occasion pour travailler sur vos schémas limitatifs et laissez l’amour prendre le dessus. (Pourquoi ne pas faire le fameux Ho’oponopono pour vous aider à lâcher et à pardonner ?)

3.* Prenez du temps pour vous.

C’est au milieu du tourbillon des fêtes que nous avons LE PLUS besoin de nous réserver une plage de temps pour prendre soin de nous. Ma relaxation favorite pour le soir, c’est un bon bain chaud de 15 minutes dans lequel j’ai versé du sel de mer, et de l’huile de lavande. C’est divin et ça rééquilibre le champ énergétique du corps.

4.*Mettez-vous au service des autres.

Donner de votre temps et de votre cœur pour servir ceux qui sont dans le besoin vous aidera à ne plus prêter attention à votre désir de surconsommer. L’altruisme et le service à autrui sont la voie rapide vers l’ouverture du cœur.

5* Soignez votre spiritualité.

La période du solstice d’hiver, quand il y a davantage d’obscurité, est en fait un moment propice à la spiritualité. Saisissez l’occasion pour entrer en vous-même – méditez, connectez-vous à l’esprit de la façon qui marche pour vous. La pratique spirituelle est le meilleur antidote que je connaisse pour aider à maintenir l’équilibre et la perspective pendant la folie de la saison.

En suivant ces cinq conseils, en douceur, vous vous surprendrez à fredonner : « C’est le temps le plus merveilleux de l’année » et vous y croirez.

Que les jours qui viennent nourrissent votre esprit et vous apportent la joie !

Avec mon amour, sans raison et pour toutes les raisons,

Marci Shimoff

Traduit avec la permission de l’auteur par Madeleine Le Jeune

7 déc
2011

C’est la période des cadeaux. Offrez-vous des bijoux !

Cette vidéo n’engage que moi, Dior Martin.
Je suis une des deux Aimants Millionnaires Eclairés, mais Hélène n’a pas participé à cet article.

 

Voici les liens cités dans la vidéo sur lesquels vous pouvez cliquer :

Hélène Chartier et Dior Martin se présentent

Le site millionnair.com

Le Club Positif

Si vous désirez plus de renseignements sur les bijoux magnétiques

n’hésitez pas à les demander en commentaire de cet article.

Si vous désirez prendre connaissance des offres et commander, voici le lien :

La boutique

Au plaisir de vous lire ou de vous écouter.

Dior

26 oct
2011

La dette française : Origine et face cachée par les médias


La dette publique une affaire rentable pour les Banksters.

21 sept
2011

DU CÔTÉ DES PRIVILÈGES

http://www.bastamag.net/article1725.html

DU CÔTÉ DES PRIVILÈGES

« Les riches savent que la situation sociale est explosive »

PAR NADIA DJABALI (12 SEPTEMBRE 2011)

Après avoir écrit des livres sur les grandes fortunes, les châtelains, la chasse à courre, la grande bourgeoisie parisienne ou les millionnaires, les Pinçon-Charlot récidivent. Le couple de sociologues publie une nouvelle version du Président des riches, leur best-seller. Et s’invite à sa manière dans la campagne présidentielle. Entretien.

Crédit photo : Teddy Mazina

Pourquoi un second épisode du Président des riches [1] ?

Monique Pinçon-Charlot : Notre première version du Président des riches s’est terminée le 30 juin 2010. Depuis, il y a eu l’affaire Bettencourt, l’affaire Servier avec le Mediator, l’affaire Wildenstein [2], qui ne demande qu’à s’enflammer, et l’affaire Tapie, qui s’est transformée en affaire Lagarde. Nous avons également assisté à la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune (ISF). Nicolas Sarkozy est un peu fondé de pouvoir de tous ceux qui participent à la concentration des richesses dans la France d’aujourd’hui. Souvenez-vous : pour fêter sa victoire électorale le 7 mai 2007, il invite une grande partie des patrons du CAC 40 au Fouquet’s. C’était le signe que le monde politique allait être aux ordres de la finance.

Ce qui s’est confirmé…

Monique Pinçon-Charlot : Quand nous décortiquons le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec nos lunettes de sociologues, on s’aperçoit que ce qu’il a réalisé de plus important depuis qu’il a été élu, ce sont des cadeaux aux plus riches sous diverses formes. Des cadeaux fiscaux : les riches paient de moins en moins d’impôts, voire pas du tout. Des cadeaux symboliques, comme des distributions généreuses de légions d’honneur. Des cadeaux indirects avec, par exemple, la suppression de la publicité sur les chaînes de France-Télévisions, dans l’espoir que cette mesure profite à Martin Bouygues, patron du groupe TF1. Et n’oublions pas les nominations de proches de Nicolas Sarkozy à la tête des entreprises publiques : Henri Proglio à EDF, Stéphane Richard à France Télécom, François Pérol à la Banque populaire-Caisse d’épargne…

Le magazine Challenges de juillet 2011 constate qu’en un an le palmarès des 500 plus grandes fortunes françaises accueille 11 milliardaires en euros de plus. Pour entrer dans ce classement, il fallait peser 14 millions d’euros en 1996, 60 millions aujourd’hui. Cet enrichissement démesuré et rapide crée-t-il de l’instabilité ?

Michel Pinçon : L’enrichissement des plus riches, qui est extrêmement rapide, va de pair avec un appauvrissement des moins fortunés et des plus démunis. La fracture entre les plus riches et les plus pauvres s’élargit et pose un problème social très intense. Pour comprendre cette évolution, il faut tenir compte de l’importance des marchés financiers. Le capital est beaucoup mieux rétribué que le travail tout en étant moins imposé. La richesse va systématiquement à la richesse.

Monique Pinçon-Charlot : Deux indicateurs montrent que le peuple français ne continuera pas à accepter une situation aussi intenable. Le premier est l’appel de Maurice Lévy, le patron de Publicis, qui demande une contribution exceptionnelle, c’est-à-dire provisoire, aux plus riches. Le gouvernement propose une contribution de 300 millions d’euros. Cette somme correspond aux seuls dividendes perçus par Liliane Bettencourt en 2009 pour ses participations dans L’Oréal. Cet appel montre que les riches savent que la situation sociale est explosive. Le deuxième indicateur nous est plus personnel. Après la publication du Président des riches en septembre 2010, nous sommes partis pendant huit mois en tournée à travers toute la France. Où que nous soyons allés, dans le Gers, en Lozère ou dans les Ardennes, nous avons chaque fois rencontré des centaines de personnes qui n’étaient pas forcément des militants. Il y avait beaucoup de couples, et de femmes qui cherchaient des éléments d’analyse pour comprendre leurs difficultés. Ils voulaient mettre des mots sur une souffrance qu’ils n’arrivaient pas à nommer. Il y a aussi un militantisme associatif dans toute la France que nous avons trouvé impressionnant. Il ne manque plus que l’étincelle qui mettra le feu aux poudres.

Les classes aisées semblent pourtant beaucoup plus actives et mieux organisées que les classes moyennes et populaires, qui subissent la crise de plein fouet…

Michel Pinçon : Nous sommes en présence d’une classe dominante organisée et efficace quand elle défend ses intérêts. En face : les classes moyennes et populaires sont divisées ou hésitantes. Quand on observe le champ politique, on y voit une droite qui, malgré quelques dissensions, reste très soudée. Et une gauche où il y a beaucoup de divergences. Les riches sont moins nombreux et sont plus à même de maîtriser la mouvance qu’ils représentent. C’est une vieille tradition dans les classes dominantes que de cultiver des réseaux dans toutes les sphères de l’activité sociale : économiques, politiques, culturels et médiatiques. Prenez l’exemple de Jean d’Ormesson : c’est un héritier mais aussi un écrivain et un dirigeant de presse, et un relais parmi d’autres de ce milieu. Il existe des liens familiaux très serrés. Tout cela forme un réseau de relations qui réagit très vite dès lors qu’il se sent menacé. Cette classe dominante est également très concentrée dans l’espace. À Paris, elle n’habite que dans trois ou quatre arrondissements. Elle est installée aussi à Neuilly-sur-Seine et dans quelques communes de banlieue. Il existe une forme de mobilisation permanente de ce groupe parce qu’il y a cette inter-connaissance extrêmement forte entre ceux qui la composent.

Pensez-vous que la crise de l’euro est un épisode de la guerre qui se déroule entre des débiteurs-contribuables et des créanciers actionnaires ?

Michel Pinçon : La lutte des classes qui se déroulait pays par pays de façon fragmentée prend une dimension internationale. La mondialisation de la finance a pour effet de mettre les peuples, y compris aux États-Unis, dans des situations difficiles. Le comportement de la finance, qui a débouché sur la crise des subprimes, a mis à la rue des ménages américains qui se sont retrouvés dans des villages de toile. Comme des réfugiés dans leur propre pays. Nous retrouvons cette situation en Grèce, en Espagne et en Irlande.

Que vous inspire le débat autour de la « règle d’or » budgétaire ?

Monique Pinçon-Charlot : Il existe déjà un arsenal législatif et réglementaire en France et en Europe qui interdit les déficits budgétaires au-dessus de 3 %. La dette a doublé depuis 2002, donc uniquement pendant les gouvernements UMP, et surtout depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy [3]. Même quand il était ministre du Budget, de 1993 à 1995, le déficit public a augmenté de 50 %. Chaque fois que Nicolas Sarkozy passe quelque part, le déficit s’aggrave ! Il a mis la France en péril et maintenant il veut imposer la règle d’or tout en qualifiant d’irresponsables ceux qui sont contre.

Christine Ockrent a affirmé, lors d’une émission de télé en juin dernier, que le protectionnisme était une « insanité ». Qu’en pensez-vous ?

Michel Pinçon : Le protectionnisme est une « insanité » aux yeux de Mme Ockrent car elle défend le libéralisme économique et l’absence de réglementation. On voit ce que cela donne sur les marchés financiers. L’absence de protectionnisme permet de gagner beaucoup d’argent en important des vêtements confectionnés en Asie ou en Afrique par des personnes, voire des enfants, payés une misère. L’absence de protectionnisme est d’une certaine façon responsable de la misère des pays où vont s’approvisionner de nombreux hommes d’affaires français. Ce qui est une insanité, c’est le libre-échangisme.

Monique Pinçon-Charlot : La mondialisation qui se déroule sous nos yeux n’est pas la nôtre. Elle met sous pression les classes moyennes et les classes populaires. Ces pressions balaient tout ce qui s’apparente aux acquis sociaux, aux services publics et à la solidarité. Tout ce qui relève de la solidarité doit être défendu. C’est pourquoi nous sommes révoltés par la réforme des retraites conduite par le gouvernement et les députés UMP. Nous sommes révoltés par tout ce qui vient affaiblir notre État-Nation, les syndicats ou les collectifs. Nous pensons que l’État-Nation est un collectif que nous devons protéger. Le défendre n’empêche pas des phénomènes coopératifs et fédératifs. Les petits collectifs peuvent s’enchâsser dans des plus grands. Nous voulons défendre systématiquement ce qui est à la base de la solidarité.

Pour vous, la gauche est-elle capable de protéger ces solidarités et de proposer des alternatives au néolibéralisme ?

Michel Pinçon : Elle en a été capable, mais il y a aujourd’hui une timidité sur la question qui est assez étonnante. Pendant les septennats de François Mitterrand, l’un des artisans les plus efficaces de la libéralisation des marchés financiers a été Pierre Bérégovoy. Un banquier avec qui nous discutions confiait que Pierre Bérégovoy était le ministre de l’Économie qu’il préférait. Le Parti socialiste, dans sa majorité, est acquis au libéralisme. Cette formation politique est quantitativement la plus importante et la plus organisée grâce à ses nombreux élus locaux. Cela pose un problème à l’ensemble de la gauche de faire l’union entre ceux qui veulent gérer le capitalisme libéral et ceux qui souhaitent une rupture réelle avec ce système économique.

Quelles mesures prônez-vous pour lutter contre l’aggravation des inégalités que vous décrivez ?

Monique Pinçon-Charlot : Il faudrait arriver à transformer complètement notre classe politique. Ce sont uniquement des personnes favorisées qui siègent à l’Assemblée nationale ou au Sénat. À l’Assemblée nationale, il n’y a même pas 1 % de députés d’origine ouvrière ou employée alors que ces catégories représentent 54 % de la population active. À l’inverse, les cadres, les professions libérales et les patrons, qui constituent 13 % de la population active, sont représentés à plus de 81 % à l’Assemblée. Ce sont des favorisés qui votent des lois pour leur classe sociale. En contrepartie, les classes défavorisées ne participent plus à la vie politique. Pour lutter contre cela, nous faisons des propositions qui sont liées. Déjà, abolir le cumul des mandats. On ne doit plus pouvoir être député et maire, ou ministre et maire comme c’est actuellement le cas avec Alain Juppé, toujours maire de Bordeaux. Ensuite, on ne doit plus pouvoir faire carrière en politique. Donc limiter le nombre de mandats successifs et élaborer un statut de l’élu. Pour qu’il y ait des ouvriers qui s’engagent en politique, ils doivent pouvoir ensuite retrouver leur travail. Il faudra également rendre le vote obligatoire tout en reconnaissant le vote blanc. Si, en 2012, je m’étais retrouvée à choisir entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn, j’aurai souhaité que mon vote blanc soit comptabilisé dans les suffrages exprimés. Au-delà de 30 % de vote blanc, l’élection doit être invalidée. Dernière mesure : les résultats électoraux doivent être respectés. Ce qu’il s’est passé à la suite du référendum de 2005 est intolérable. 57 % des électeurs ont dit non au projet de Constitution européenne pourtant soutenu par toutes les élites de droite et de gauche. Mais lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé, le traité de Lisbonne a toutefois été signé.

Michel Pinçon : La nationalisation du système bancaire est une mesure à prendre immédiatement. Après le départ de Pierre Mauroy de Matignon, la politique économique menée par le gouvernement socialiste s’est traduite par la privatisation du système bancaire. J’ai connu la BNCI (Banque nationale pour le commerce et l’industrie) nationalisée après-guerre. C’était une banque qui ne faisait pas de spéculation, elle prêtait de l’argent aux entreprises et aux particuliers. Aujourd’hui, les sommes déposées sur les comptes sont mobilisées sur des marchés financiers complètement déréglementés.

Monique Pinçon-Charlot : En matière de fiscalité, nous proposons de prélever à la source les revenus, qu’ils proviennent du travail, du capital ou du patrimoine. Tous au même niveau, et à la source, pour régler le problème des niches et des paradis fiscaux. Il faut aussi mettre en place un impôt progressif, qui part de très bas mais qui monte jusqu’à 95 % pour la dernière tranche afin de soigner l’addiction à l’argent.

Recueilli par Nadia Djabali

Notes

[1] Le Président des riches, La Découverte Poche/Essais n° 253, 228 p. 9,50 €.

[2] Du nom du collectionneur Daniel Wildenstein, qui implique deux ministres du Budget, Éric Woerth et François Baroin, accusés d’avoir couvert de massives évasions fiscales.

[3] La dette publique française atteint actuellement 85 % de son produit intérieur brut (PIB), soit 1646,1 milliards d’euros, en progression de 110 milliards d’euros depuis un an.

3 sept
2011

«Sommet mondial des Afro-descendants»

Publié sur RFI (http://www.rfi.fr)
Honduras : fin du premier «Sommet mondial des Afro-descendants»

Créé le 2011-08-22 10:56
Par RFI

«Sommet mondial des Afro-descendants»


Au Honduras, en Amérique centrale, du jeudi 18 au samedi 20 août 2011, s’est tenu à l’université nationale de la Ceiba, située à 450 km au nord de la capitale de Tegucigalpa, le premier «Sommet mondial des Afro-descendants» sous l’égide de l’ONU. Cette conférence internationale à laquelle participaient 800 délégués de quarante-quatre pays d’Amérique, d’Afrique, d’Europe et d’Asie, a été inaugurée par le président Porfirio. Un rassemblement qui vise à donner une voix aux descendants d’Africains dans le monde.

Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Le sommet de la Ceiba aura permis d’analyser les conditions de vie de 150 millions d’habitants d’origine africaine qui vivent en Amérique latine et dans les Caraïbes. L’ONU, à l’origine de cette conférence, souhaitait établir une stratégie avec les gouvernements, les organisations de coopération internationale et la société civile, pour renforcer la capacité institutionnelle de ces communautés afro-descendantes.

«Nous luttons pour avoir une voix et être écoutés dans les forum internationaux», a déclaré Céleo Alvarez, de l’ONG Développement ethique, soulignant que les communautés noires doivent trouver des solutions sans intermédiaires, aux problèmes politiques, sociaux, culturels et environnementaux. Pour cela, les Afro-descendants veulent être représenté à l’ONU, à l’Organisation des Etats américains, à l’Union des pays du Sud et dans le système d’intégration centre-américain.

Le représentant du Sénégal, Mamadou Diouf, au nom des Africains et des descendants d’origine africaine, a demandé reconnaissance et réparations pour les dommages ancestraux engendrés par l’esclavage.

Des participants au sommet « Afro-descendants » qui s’est tenu dans le port de la Ceiba, le 20 août 2011.
AFP / Orlando SIERRA
URL source: http://www.rfi.fr/ameriques/20110822-honduras-fin-premier-sommet-mondial-afro-descendants

2 sept
2011

Legadema (L’Oeil du Léopard – National Geographic)


Une belle leçon d’amour et de respect de la vie de la part d’un animal « sauvage »

14 avr
2011

Namasté by Magic Valz

« Quand tu rencontres qui que ce soit, souviens-toi que c’est une sainte rencontre. Comme tu le vois, ainsi tu te verras toi-même. Comme tu le traites, ainsi tu te traiteras. Ce que tu penses de lui, tu le penseras de toi-même. N’oublie jamais cela, car c’est en lui que tu te trouveras ou te perdras. » : Un Cours en Miracles

Les rites, les rituels, les célébrations, les fêtes, les rencontres, les allers et les retours … au-delà.

Tout simplement humain !

23 mar
2011

FORMATION D’UN EGREGORE MONDIAL DE PAIX POUR LA PLANETE

Bonjour,
Le 19 mars 2011 – Formation d’un égrégore MONDIAL de Paix et de Santé pour notre Planète jusqu’à rétablissement des situations urgentes en cours.
Vu les évènements qui se multiplient sur notre Terre, nous proposons à chacun de se centrer dans une démarche méditative universelle et de prière tous les jours à votre convenance, à 13h30 ou (et) à 21h30, toutes confessions confondues, afin d’aider au rétablissement de la Paix en Lybie et sur toute notre planète.
Ainsi qu’à la résolution des problèmes au Japon, tremblements de terre, et nucléaire.
Si vous ne savez pas méditer ce n’est pas grave :
Se poser dans un coin tranquille et par la pensée visualiser : Une lumière dorée bienfaisante sur La Lybie , le Japon, et la Terre.
De la glace, du froid sur les réacteurs qui posent problèmes dans les stations pour les refroidir.
Une bulle de protection autour des centrales et bien sûr des pensées positives, des images positives avec beaucoup d’amour pour aider les personnes qui en ont besoin.
MASARU EMOTO, très triste pour son pays le JAPON, demande que l’on envoie aussi beaucoup d’Amour à l’élément EAU de l’endroit où nous vivons, afin qu’elle communique vibratoirement avec l’eau du Japon qui commence à être contaminée…
Faites passer ce message pour que nous soyons nombreux à agir par la pensée – L’UNION FAIT LA FORCE dans la Paix et l’Amour ! Merci à Vous, pour nous Tous et Mère terre !

Merci

Nicole S. et Auteur anonyme …

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